jeudi 25 mars 2010

Jerusalem

Un pèlerinage en Terre Sainte, à pied et sans argent



Le projet

Dans le cadre de mon année de césure à l'Ecole Centrale Paris, et après avoir effectué un stage de 6 mois dans un laboratoire de Colorado State Unversity aux Etats-Unis, j'ai décidé de partir en pèlerinage à Jérusalem, pendant 5 mois et 7 jours, seul, à pied et sans argent, comptant sur la générosité de l'habitant pour me nourrir, et éventuellement me loger – bien qu'il me soit possible de camper.
Je partirai donc de ma ville natale, Toulouse, le 26 mars 2009. Ma route passera par le Sud de la France – Castres, Avignon, Barcelonette –, franchira les Alpes au col de Larche, puis traversera le Nord de l'Italie – Cuneo, Padoue –, les Balkans – Trieste (Slovénie), Croatie, Sarajevo (Bosnie-Herzégovine), Serbie, Kosovo, Bulgarie – avant d'atteindre Istanbul (Turquie). De là, je traverserai le plateau d'Anatolie pour rejoindre Silifke (côte Sud de la Turquie), d'où je m'embarquerai en ferry pour Girne (Chypre Nord). Je traverserai Chypre pour prendre un bateau de Limassol (Chypre Sud) à Haïfa (Israel) pour enfin atteindre Jérusalem avant le 1er Septembre (date de mon vol retour pour la France).


Objectifs

L'objectif de ce voyage est de vivre la rencontre.
Rencontre avec ces régions d'Europe et d'Asie Mineure si riches en tradition, chargées d'histoire, aux cultures variées et vivantes. Découverte quotidienne de nouveaux paysages, de nouvelles senteurs, végétation, cultures, monts et vaux...
Rencontre avec les habitants qui les peuplent, chacun chargé de son histoire personnelle, de ses valeurs, de sa foi peut-être?... ou de son humeur du jour qu'il faudra bien supporter!
Rencontre enfin avec Dieu, qui est la source de tout cela, via des moments d'introspection facilité par ma solitude quotidienne – lecture de la Bible, prière –, mais aussi et surtout par la découverte de l'autre. Ces 5 mois un peu spéciaux de ma vie seront je l'espère l'occasion d'approfondir ma relation personnelle avec le Christ, d'apprendre à l'écouter me parler au quotidien.

Ce sont ces objectifs qui m'ont poussés à choisir ce mode de voyage.
A pied, car la lenteur de ce moyen de locomotion rend vulnérable et facilite le contact: les automobilistes s'arrêtent, les passants vous interpèlent, les promeneurs ont le temps de vous saluer, etc.
Sans argent, car frapper aux portes pour demander un morceau de pain est un bon moyen de forcer la rencontre et d'engager la discussion. Ce qui ne signifie pas que je m'interdit d'emporter et d'utiliser un pactole de secours: le dénuement financier n'est pas un but en soi, ni un défi, pour moi, mais simplement un moyen de faciliter la rencontre.
Jérusalem enfin, pour sa connotation symbolique bien sûr – le concept de pèlerinage est commun à de nombreuses cultures, et est à même de susciter des discussions d'ordre théologique, que je recherche activement pour approfondir ma foi et découvrir des visages de Dieu. Mais aussi parce que les régions traversées se prêtent bien à ce type de voyage: paysages et climats variés et agréables (pour la marche), forte densité de population en milieu rural (pour ne pas mourir de faim), et niveau de vie globalement décent. Je n'aurais par exemple pas envisagé ce type de voyage dans les Amériques, car les distances à parcourir sont trop importantes. Ni en Afrique Noire ou en Asie, ou le simple fait d'être blanc induit un statut particulier, et « jouer au pauvre » dans ces conditions m'aurait mis mal à l'aise.

Conclusion:

« Y'a que les routes qui sont belles,
et peu importe où elles nous mènent... »
Jean-Jacques Goldman